Là tout de suite. J'ai les larmes aux yeux. Je reviens de mon cher trou du cul du monde. Pis là, je me connecte à internet sur le portable de ma mère. Je me dirige vers f0urbe-ries. Ça y est. Mes yeux s'emplissent de larme. J'aime pas pleurer. Pourtant là. Jacques Brel chante dans mes tympans. Je me sens bizarre. Il chante. Heureux. Heureux celui qui sanglote de joie. J'ai le c½ur tout serré. On ira Nesrine, voir le Grand Jacques ensemble. Là je pleurerais à chaque chanson. Depuis la rentrée, j'suis une fontaine. Quand je suis seule bien entendu. Et là pouf. J'y peux rien là. Armand toi aussi tu m'as fait pleurer. Mais c'est un peu ta spécialité depuis c't'été. Arf. Vous savez... J'ai peur de la maladie. Si jamais je vieillis, j'espère qu'on me tuera. Ça me ferait vraiment trop de mal d'être un poids pour les autres. Je hais la vieillesse. Je hais ses certitudes effrayantes.
Oh. Jacques Brel. Jacques... Cet homme est... un génie. Pour moi la musique, c'est juste trouver les mots et les notes sur ce que je pense. Les autres ont cette stupéfiante aptitude. C'est pour ça que j'en ai besoin. C'est elle ma seule amie qui m'accompagne dans mes moments les plus sombres. C'est elle ma musique qui sèche mes larmes. Jamais, jamais je ne dirais à quel point j'admire les musiciens. Jamais je ne dirais à quel point j'admire les artistes tout court. L'art des autres est la seule façon de m'évader je crois. En faite j'en suis sure. Je sais. J'ai pas un talent particulier. J'essaye pourtant. J'touche un peu à tout. Mais je sais. Faut pas me contredire. Parce que je ne dis pas ça pour être réconforter. Je le sais. C'est pour ça. J'ai besoin de l'art des autres. J'ai besoin de la musique de Nesrine. J'ai besoin des photos d'Awi-chan, d'Armand. Et en faite, même si pour beaucoup ça paraît barbant, j'aime aller aux expos. Me plonger dans l'art. C'est un besoin je dirais.
Pendant ces semaines, j'ai repensé à tout ce que j'avais put dire, écrire. Dans ma petite vie. Et c'est drôle, je devrais avoir honte en fin de compte. Parce que je ne me rends jamais compte de ce que je dis. Ni de ce que je fais. Du coup ma vie se résume à quelques conneries. Pourtant, je devrais avoir honte. Mais j'peux pas. J'ai jamais pigé ce système La Honte. Je ne peux pas avoir honte. C'est impossible. Impossible.
Pendant mon exil au fin fond de la Marne, j'ai eu le temps de rien faire. Et surtout de découvrir de nouveaux talents. Je suis une fanatique du Jamel Comedy Club. Ils m'ont fait pleurer de rire. Jamel, égal à lui-même, toujours aussi drôle. Mais alors le reste. Oh mon Dieu. C'est vraiment des supers gars. Je suis tombé en fanatisme sur Dedo. Ce gars est génial. J'ai hurlé de rire pendant tout son sketch. Ah nan mais un rockeur comme ça là dedans. Mais merci Jamel quoi. Mais juste, même moi qui suis une fan du mouvement slam, quand il se fout de la gueule de Grand Corps Malade, je suis morte de rire. Pis bien sur y a les autres. Tous aussi génial. Thomas Ngijol, Frédérique Chau, Yacine, Blanche... Nan vraiment. J'adore. Et puis j'ai découvert Rocky Horrors Pictures Show. PUTAIN J'ADORE ! C'est une histoire totalement barge qui au fond ne veut strictement rien dire. Mais qu'est-ce que j'aime. Et puis les chansons. Rhalalala. Sweet Transsexuel. Ou Touch Me. Et bien sur le plus famous saut dans le temps. Faut vraiment que j'aille à une des projections. Parce que ça a l'air vraiment... WOOOAW. Et bien sur j'ai n'eu quelques Cds pour Noël. Mécanique du C½ur : rien à dire, c'est juste un album sublime. Roi Lion à Mogador : Nyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah j'aime, j'aime, j'aaaaime. Micky Green : Hagah. J'aime. Jacques Brel : Une redécouverte sublimissime.
Haha, pis j'me suis acheté un truc autour du poignet en éponge avec la gueule de Mr Jack dessus. Et je kiffasseuh grave. Par contre j'ai deux bracelets qui se sont cassés. Ça me fait chier. Vous savez, j'ai l'impression que je ne suis rien. Pourquoi je vous dis ça ? C'est étrange... depuis quelques semaines, j'arrive plus à contrôler ce que je j'écris. J'écris tout et n'importe quoi. Enfin surtout n'importe quoi. J'écris des mots sans aucun sens, sans aucun intérêt Et je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi j'ai tant d'amertume en moi. Pourtant je vais bien. Je crois. J'ai remarqué un truc étrange, plus je suis déprimée, plus j'ai de bonnes notes. Dés que je recommence à sourire, à ne plus pleurer. Pouf. C'est con. Vous savez, j'avais envie de m'en sortir. De me battre. Et je crois que je réussissais. Et puis là. J'ai seulement du vide en moi. Plus rien. Et je me rends compte. Je me rends compte que sans les gens que j'aime, je ne suis qu'un gros tas de vide. Je ne sais plus dans quel roman, film ou chanson, quelqu'un disait qu'on n'existait que par les autres. Et c'est ça. C'est ça. C'est effrayant non ? Oh comme j'ai peur de cette cruelle solitude. Terrifiée. Tais toi mon c½ur. Je ne te reconnais pas. Cette chanson... Tais-toi mon c½ur. Encore et encore. Tais-toi mon c½ur. Je ne te reconnais pas. Je ne me reconnais pas...